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Hello World. My name's Marion. I'm 20 y-o, I'm living near to Lille, in the north of France, and i'm studying audiovisual. Yea I'm french but English is my favorite language so don't panic if you see a lot of post writting in english. I only live for some people,even if I don't often choose the right people to cling on, and the little warm heart that I got can be scratched. Now I know who are those on whom I can count. That's how I present myself, living for others makes me live fully.

DON'T judge anything here, mess my tagboard with nonsense, or copy something.
DO drop a tag, follow my blog, or follow me on Twitter. Find the links on their category ;) ENJOY!

Thanks much ;D




Translation



vendredi 2 janvier 2015 @ 05:02

Ce matin j'ai pris mon temps, j'ai eu du mal à décoller, le travail est devenu un gun sur ma tempe. J'suis bizarre parait-il qu'il y a plus de lumière sur mes rétines... La rose fâne mais pas ses épines. Personne ne peut comprendre qu'un seul être me manque alors je feins la transparence et puis je pleure en silence. Comme si tout était normal, comme si la vie était belle, ce matin j'ai lu le journal envoyer quelques mails. Mais le café est amer, Le soleil me brûle, ils me parlent de salaire, je leur parle de la lune. Je leur dis que je vais bien, les collègues me questionnent ouais... Ils me soupçonnent, pensent tous que je me drogue car j'ai les yeux rouge du matin au soir de la semaine, comme si l'amour laissait sa place au pollen. J'aimerais leur dire que mon corps est meurtri, que sur la tombe de mon coeur les chrysantèmes ont fleuries. 
Car tu m'as dit "je pars, mais ma chérie ne pleures pas, tu m'as dit t'es belle ma fleur, tu ne finiras pas seule". Tu me manques mais les gens n'le savent pas... Alors je dis que j'ai une poussière dans l'oeil!
Hier j'ai vu mes copines, elles parlaient de leurs mecs, quand y'en a une qui se marie, beh y'en a une qui pleure son ex. Mais comme d'hab' je ne dis rien, je les écoute en tremblant, je leur fais croire que je vais bien ouais, je fais semblant. Elles veulent toutes me voir enceinte, sur mon mariage elles parient: Algérien, Italien, grand ou gros elles charient. Je suis la cible des railleries car je suis seule... Elles me disent 't'es pas en deuil, hé souries!' Ma gueule! Alors je pleure de rire pour évacuer mes larmes. Oui je pleure à pleine voix, je pleure mon mélodrame! Dans la salle de cinéma, j'avais un voile sur les cils, y'a que toi qui sache pourquoi je n'ai rien fais du film! Rien du tout, tout est flou, tout est trouble. Dans le noir, tout d'un coup tout me foutait la trouille. Tous tes cris, ni mes amies, ni les lumières de paris ne pourront te faire revenir sur cette soirée d'octobre quand tu m'as dit "je pars, mais ma chérie ne pleures pas". Tu m'as dit "t'es belle ma fleur, tu n'finiras pas seule".  Tu me manques mais les gens n'le savent pas...
J'ai pris mon temps avant hier, j'ai eu du mal à me lever, je me suis rendue auprès de ma mère. Chez elle, tout est clair tout est tendre, je sais que tu l'aimais et elle aurait aimé son gendre. Elle sait bien que je ne parle pas, mais elle sait me lire, elle, ne demande pas, mais elle sait me dire. Elle qui me couvre et se tait quand mes amies la questionne, 'La vérité, tu la connais Dom, elle souffre à cause d'un homme!' Puis elle souffle dans le ciel et les nuages bougent et prennent la forme de ton visage, et celle de ta bouche. Elle me dit, "regardes la pluie, elle redonne vie à la terre". J'aimerais lui dire,"regardes ta fille, elle redonne vie à la peine!" Mais je préfère me taire tout en préparant la table, elle me regarde faire, dans son regard y'a comme un grain de sable, car elle a soufflé des heures, et des heures sur mon oeil, mais n'a pas su m'enlever, la Poussière que j'ai dans l'coeur.
Emmène-moi juste pour un soir revoir ces endroits qui faisaient taire le vacarme de mes idées noires
jeudi 17 avril 2014 @ 07:21

Et moi qui croyais que j'étais pas comme il fallait, qu'il fallait que j'tire une croix, que tu voulais plus, que tu voulais pas. Je me suis perdue.
mercredi 16 avril 2014 @ 07:11

Aujourd'hui j'ai 8 ans. Les mots qu'on m'avait appris ont disparu, j'ai du mal à faire des phrases construites comme il faut et pour une fois je n’en ai pas envie. C'est comme si mon esprit était à moitié éteint, qu'une partie était restée avec toi. Cette nuit à côté de toi c'était comme du lait, comme du coton, qui m'ont enveloppé de nulle part.  Si on me l'avait dit j'y aurais pas cru, alors je me repasse le film en continu. Les images de la veille se superposent, elles flottent devant mes yeux comme sur la houle. Je te revois, perdu dans la foule avec tous ces mongols bourrés qui dansent n'importe comment. Et je me revois, moi, essayant de t'atteindre en évitant les gens qui hurlent et font des grands gestes absurdes. Et toi qui attends au milieu du chaos. Et puis tes joues, et puis ta peau.  Et moi qui croyais que j'étais pas comme il fallait, qu'il fallait que je tire une croix, que tu voulais plus, que tu voulais pas. Je me suis perdu, j'ai bu la tasse pour tes bras. Mais si tu me jures que tout ça c'est du passé alors d'accord, on tire un trait, on recommence à s'apprivoiser. Aujourd'hui j'ai 8 ans et je voudrais que ça dure un peu. J'écoute absolument pas ce qu'on me dis, je fais semblant d'être assise à mon siège. Les gars me parlent mais c'est comme si on était de part et d'autre d'une porte vitrée, je regarde le paysage par la fenêtre et je me dis : « C'est beau les champs, c'est beau le mois de mai,  c'était beau hier, c'était beau ce matin. C'est beau l'amour quand il n'y a pas de peur, pas de dégoût, pas de mépris, quand les choses sont limpides ». Cette nuit à côté de toi, c'était comme un lueur dans les profondeurs, je me suis enfin sentie reprendre des couleurs. Si on me l'avait dit j'y aurais pas cru, alors je me repasse le film en continu, les images se superposent aux détails de ma chambre, elles flottent au-dessus de mon lit défait. Et je nous revois dans la nuit chaude, toute à l'heure, et puis tes lèvres, et puis tes bras. Alex, aujourd'hui j'ai 8 ans et j'espère que toi aussi. Je t'imagine en train d'émerger doucement de cette nuit un peu courte, ton pas léger sur le béton nu.  Je croise deux doigts pour que tu sois comme moi, dans un état un peu second.  Et que tu regardes rêveur les rails au loin en espérant voir passer le train qui nous emmène à nouveau, et que tu dis : « C'est beau le printemps, c'est beau le mois de mai, c'était beau hier, c'était beau ce matin.. C'est beau les filles quand elles sont gentilles et droites, qu'elles sont vertueuses même si elles sont un peu maladroites. »   Cette nuit à tes côtés, c'était spécial et nouveau. Si on me l'avait dit j'y aurais pas cru. J'espère que tu te repasses le film en continu. J'ai peur de souffrir comme toi je suis plus habituée à ça, je sais pas où ça va nous mener mais je crois qu'il faut qu'on se donne les moyens d'être fixés. Faut qu'on se revoit.
Tu fais de moi un fantôme.
mercredi 2 avril 2014 @ 02:42

Il est revenu, puis il est repartit.
Et j'dois faire quoi maintenant putain ? J'peux pas le laisser revenir et repartir sans arrêt, c'est sûrement simple pour lui mais moi ça me mine, ça me détruit. J'ai ce creux au fond de ma poitrine qui n'arrête pas s'élargir. C'est fou comme le manque d'une personne peut vous tirailler de cette manière, comme si il était parti avec la moitié de mes organes, et qu'au passage, il avait volé mon sourire. J'peux pas continuer comme ça, j'peux plus l'imaginer dans les bras d'une autres ça me détruit, j'ai l'impression de me noyer à chaque fois que j'y pense. L’oxygène me manque. J'peux plus respirer.
J'ai besoin de toi, j'ai besoin de toi.
Viens m'aider.
Adieu Blizzard
dimanche 2 mars 2014 @ 15:15



" Tu l'entends ? Bien sûr que tu l'entends. Le murmure, le murmure assourdissant et permanent. Il a envahi la ville et les esprits, il arpente les rues en hurlant, comme un bruit parasite à l'intérieur qui t'épuise et qui souffle à l'oreille de chacun : "T'es mauvais, bon à rien, tu seras jamais assez bien". Ce bruit qui te répète "T'es comme ça c'est tout, ça changerait rien si tu changeais". Le murmure assourdissant et permanent qui espère te mettre à terre en te criant "Essaie pas de refaire l'histoire, t'y arriveras jamais c'est trop tard, c'est baisé, c'est imprimé dans les mémoires".  Le murmure assourdissant et permanent qui t'fait croire qu'il n'y a pas de rédemption, pas de pardon, pas de rachat, pas de rémission. "

" Et tu l'acceptes ? Tu le laisses rentrer ? Woh woh woh woh, qu'est-ce que tu fais ? Arrête ! Qu'est-ce qui t'prend de faire des trucs pareils ? Pourquoi tu te fais du mal comme ça ? Qu'est-ce qui va pas, parle-moi, tu sais que tu peux tout m'dire ! Mais non, mais c'est des conneries, tout ça, tu l'sais ! Regarde-moi dans les yeux, regarde moi : On s'en branle, c'est pas important ! Moi je te trouve magnifique depuis la première fois que je t'ai vu, d'ailleurs je m'en suis toujours pas remise. Et puis comment je ferais sans toi, moi ? Et puis comment l'univers il ferait sans toi ? Ça pourra jamais fonctionner, c'est impossible. Alors faut pas pleurer, faut pas pleurer, parce que ça va aller, j'te l'promets ça va aller, parce qu'on est de ceux qui guérissent, de ceux qui résistent, de ceux qui croient aux miracles, pas de ceux qui disent que lorsque les tables bougent c'est parce que quelqu'un les pousse du pied.
Mais un jour, ça, on n'y pensera même plus, on aura tout oublié, comme si ça avait pas existé. Qu'est-ce qu'il faut que je fasse, pour que tu te sortes de là? Pour que t'enlèves cette merde que t'as dans les yeux ? T'as tout ! T'as toutes les cartes en main, t'as tout, t'es beaucoup trop belle ! Tu m'brûles ! Tu m'brûles trop ! Moi, ça m'fout des cicatrices. J'suis là. J'suis prête à tout. J'suis prête à aller en enfer pour toi, j'te porte sur mon dos ! Je me prends des beignes, regarde, j'me prends des beignes ! Et toi t'es assise et tu refuses de sortir de ta cellule. Mais tu vois pas qu'on a besoin de toi ?  Ça va continuer combien de temps comme ça ? Tu vas rester à côté des rails ?Comme une vache qui regarde le train ? Jusqu'à ce que t'en puisses plus ou qu'on te mette dans une boîte en bois ? Ah et arrête de sourire ! Ton sourire qui pue la fausseté ! Allez, remballe-moi ce sourire Mathilde. Tu suintes la fatigue mais d'un autre coté t'as raison ! C'est tellement plus facile de sourire, plutôt que d'être heureux !Tu te demandes si tu es une bête féroce ou bien une sainte, mais tu es l'une et l'autre et tellement de choses encore.Tu es infiniment nombreuse. Celle qui méprise, celle qui blesse, celle qui aime, celle qui cherche et tous les autres ensemble. Alors maintenant lance toi, trompe-toi, sois imprudente, tout n'est pas fragile. N'attends rien que de toi, parce que tu es sacrée, parce que tu es en vie, parce que le plus important n'est pas ce que tu es mais ce que tu as choisi d'être.

Tu nous entends, l'Blizzard, tu nous entends ? Maintenant si tu nous entends, va t'faire enculer !Tu pensais que t'allais nous avoir, hein ! Tu croyais qu'on avait rien vu ! Surprise, connard !Tu nous entends, la Maladie, tu nous entends ? Si tu nous entend, fais gaffe quand tu rentres chez toi toute seule le soir, on pourrait avoir envie de te refaire la mâchoire avec des objets en métal ou de te laver la tête avec du plomb, qu'est-ce que t'en dis ? Tu nous entends, la Tristesse, tu nous entends ? Si tu nous entends, c'est que toi aussi tu vas bientôt faire ton sac,  prendre la première à gauche, deuxième à droite, puis encore à gauche et aller niquer ta race ! Félicitations, bravo !Tu nous entends, la Mort, tu nous entends ?!! Si tu nous entends, sache que tu nous fais pas peur, tu peux tirer tout ce que tu veux, on avance quand même, tu pourras pas nous arrêter, et on laissera personne derrière, on laissera personne se faire aligner, tout ça c'est fini !Tu nous entends, la Dignité, tu nous entends ? Si tu nous entends, sache qu'on a un genou à terre et qu'on est désolés. On est désolés de tout ce qu'on a pu te faire. Mais on va changer, on va devenir des gens bien, tu verras. Et un jour tu seras fière de nous !Tu nous entends, le bonheur, tu nous entends ?Si tu nous entends, il faut qu'tu reviennes parce qu'on est prêtes maintenant, ça y est ! On a déconné, c'est vrai, mais depuis on a compris, et là on a les paumes ouvertes avec notre cœur dedans, il faut qu'tu le prennes et que tu l'emmènes ! Tu nous entends, l'Univers, tu nous entends ? Si tu nous entends, attends-nous, on arrive, on voudrait tout comprendre, tout savoir, tout vivre, tout voir. On cherche la force du nouveau monde pour pouvoir s'y fondre en grand. Tu nous entends, toi qui attends, tu nous entends ? Si tu nous entends, souviens toi que t'es pas tout seul, jamais ! On est tellement nombreux à être un peu bancals, un peu bizarres, et dans nos têtes, y a un Blizzard.

Il faut qu'on sonne l'alarme, qu'on se retrouve, qu'on se rejoigne, qu'on s'embrasse , qu'on soit des milliards de mains sur des milliards d'épaules, qu'on se répète encore une fois que l'ennui est un crime, que la vie est un casse du siècle, un putain de piment rouge. Nique sa mère le blizzard ! Nique sa mère le blizzard ! Tout ça c'est fini ! Nique sa mère le blizzard, Quand la seule chose dont tu te sens capable c'est de te mettre un fusil dans la bouche et de plus penser à rien. Nique sa mère le blizzard, Si tu te sens glisser, y aura des mains pour te rattraper. Nique sa mère le blizzard, creuser, jusqu'au bout, s'arrêter que quand t'as tout enlevé. Nique sa mère le blizzard, tu seras là, tu respireras l'air, tu réaliseras qu'y a quelque chose qui a changé. Nique sa mère le blizzard, la nuit sera calme, personne restera sur le carreau. Nique sa mère le blizzard, des douleurs, des peines, y en aura, mais on restera debout. "
mercredi 15 janvier 2014 @ 15:37

 Ce soir, pour une fois, j'aimerais être seine d'esprit et retrouver le calme que j'avais avant de te connaitre et avant de me mettre à souffrir. J'en peux plus de m'effondrer à chaque fois que je me retrouve seule avec moi même. Je crois que ma tête n'a toujours pas assumé le fait de t'avoir perdu, mais putain, quand va t'elle comprendre cette conne qu'il faut avancer et passer à autre chose ? Je lui répète sans arrêt et parfois je pense même l'avoir convaincu... Et puis d'un coup, d'un seul, tous les souvenirs me reviennent en pleine gueule à la vitesse d'un ouragan, incontrôlable. Au fond, ça ne sert à rien de vouloir se faire croire à soi-même que la page est tournée, elle ne se tournera jamais. Sinon, ça devrait être le cas depuis longtemps je crois. Le temps n'y change rien, il n'y changera jamais rien. Pour une fois dans ma vie j'ai laissé mes sentiments prendre le dessus sur tout le reste, j'ai laissé quelqu'un prendre tout ce qu'il voulait de moi, je l'ai laissé faire sans m'y opposer et voilà le résultat. J'ai plus assez de force pour continuer mes efforts. Alors je vais arrêter de me faire croire des choses complètement fausses. Je crois que le premier amour de sa vie ne s'oublie simplement pas, qu'il faut vivre avec le souvenir de son regard sur vous toute votre vie. Il n'y a aucun remède à la mémoire, aucun.
Je me suis rendu compte d'une chose, la solitude n'est pas si mal.
dimanche 12 janvier 2014 @ 07:47


lundi 6 janvier 2014 @ 04:45

Résolutions 2014 :



-          Avoir code et permis
-          Prendre des cours de chant
-          Aller en cours (tous les jours)
-          Faire attention à mes comptes
-          Ecrire mes critiques
-          Trouver un petit boulot
-          Réaliser un court-métrage
-          Trouver un amoureux

-          Etre heureuse. 


HOLIDAYS !

Hey, what's up ? Long time I didn't post right here. Hope you had a great holiday!  By the way, happy new year everybody !
I wanted to share some pictures from my christmas with family and new year eve...








NEW YEAR



vendredi 13 décembre 2013 @ 09:07

Et moi, on ne me demande jamais comment je vais...
Un air d'accordéon...
dimanche 8 décembre 2013 @ 02:34

J'suis qu'une pauvre petite terrienne de passage comme tout le monde, une petite pousse, une mauvaise graine qui veut pas entrer dans la ronde. J'colle pas à l'air du temps, pour leurs beaux yeux j'vais pas me forcer à faire comme-ci, à faire semblant, sauter de joie, sourire et danser, comme une vieille plante je me traîne, j'ai dû oublier d'être heureuse, des fois j'me jetterais bien dans la Seine... mais à vrai dire j'suis trop peureuse, j'ai peur de l'eau, c'est ridicule, alors pour noyer ma peine j'retiens mes larmes et c'est l'alcool qui coule à flot dans mes veines. Toi t'es qu'un air, mais l'air de rien tu m'as sorti de mon sommeil, t'es venu me voir un beau matin t'as fait toc-toc dans mon oreille, j'étais quelque part dans ma chambre, seule sous les cent bouteilles, d'ordinaire j'veux rien entendre mais là j'crois que c'était pas pareil, il a du se passer quelque chose quand j'ai entendu tes quatre notes, d'un coup j'ai appuyé sur pause, pour toi j'ai entrouvert ma porte, après j'me souviens plus très bien, ça tourbillonne dans ma tête, un courant d'air et l'air de rien t'as du retourner sur ta planète. Depuis ce jour là, chaque nuit, qu'il pleuve, qu'il neige ou qu'il fasse beau, j'ouvre grand ma fenêtre et j'me dit qu'il reviendra p'têtre mon air vieillot, mille et une bouteilles vides, j'compte plus les verres ni les étoiles, j't'appelle à l'aide, les yeux humides, j'ai posé mon orgueil sur la table, dis-moi pourquoi tu descends pas me chercher ? Là j'suis à sec, seule sous mon toit, j'ai besoin de quelque chose à qui parler, j'veux que tu m’emmènes, juste un instant, non j'te demande pas l’éternité, quelques minutes volées au temps, le temps d'me sentir exister, j'veux qu'tu me parles, j'veux que tu me dises même des mots qui n'ont aucun sens, tampis si c'est moi qui cause, j'veux bien qu'tu m'offres que des silences, j'veux que tu me prennes, j'veux que tu m'enlèves, j'veux que tu m'arraches de cette terre, et si tu sais lire sur mes lèvres, tu m'entendras p'tètre dire je t'aime, je l'ai jamais dit à personne, sauf p'tètre un jour à mon chien. J'aime pas la vie, j'aime pas les hommes, tous des vauriens, tous des terriens. J'veux que tu m'emmenes sur ta planète, j'ai besoin de changer d'atmosphère, j'veux que tu m'emmenes sur ta planète, ici j'commence à manquer d'air.

Critique: « Les garçons et Guillaume, à table! »
jeudi 5 décembre 2013 @ 03:33


     Guillaume Gallienne surprend tout le monde lorsqu’il annonce son envie d’adapter cinématographiquement son spectacle, moi la première. Un film qui annonce du rire, mais aussi, et très certainement, de la compassion pour ce jeune homme en quête d’identité. Mais ce qui nous est véritablement donné à voir, c’est la révélation de son amour pour les femmes, en particulier, pour sa mère. D’ailleurs, Guillaume n’hésite pas à incarner, en plus de son propre rôle, celui de sa propre mère. Une imitation troublante tant le jeu d’identification et d’imitation est parfait.

               Les garçons et Guillaume à table! relate tous les souvenirs que garde Gallienne de son enfance et de son adolescence, en commençant par celui-ci : « Le premier souvenir que j’ai de ma mère c’est quand j’avais quatre ou cinq ans. Elle nous appelle, mes deux frères et moi, pour le dîner en disant: «Les garçons et Guillaume, à table!» et la dernière fois que je lui ai parlé au téléphone, elle raccroche en me disant: «Je t’embrasse ma chérie»; eh bien disons qu’entre ces deux phrases, il y a quelques malentendus.». En effet, quelques malentendus qui posent directement carte sur table et qui annoncent, précipitamment, un sujet délicat : celui du trouble de l’identité. Mais c’est avec un comique d’une tendresse infini que Gallienne parvient à traiter le sujet, jonchant entre masculin et féminin, victime et bourreau, autobiographie et autodérision… Bref, une double prestation qui ne laisse pas indifférent. On saluera l'extrême générosité d’un acteur dont le génie et la folie fait le plus grand bien au cinéma Français. 



Critique de la série Breaking Bad.
dimanche 24 novembre 2013 @ 07:05

Breaking Bad is an American television series created by Vince Gilligan, broadcast from January 2008 to September 2013 on AMC in the United States and Canada. I discovered this series 3 years ago without imagining that I was going to get hold of the best current series ever. It is composed of 62 episodes of 47 minute that I all watched carefully.
The series tells the story of Walter White, an over-qualified professor of chemistry and father of two children. Walt is a good guy trapped in a tidy life who sees his life turning upside down when he learns that he is suffering from lung cancer. And ironically, he is non smoking ! To ensure the financial future of his family, the good guy turns into a criminal engaging himself in the manufacture and sale of methamphetamine, with the help of one of his former students, Jesse Pinkman.
The plot takes an incredible extent as the business becomes prosperous and lies become huge. Indeed, Walter and Jesse are often caught in crazy situations but they always come out through the achievement of our great chemist. Bryan Cranston, genius actor who played the father in the series Malcolm, here embodies a character with a Shakespearean dimension. And, Aaron Paul, who plays Jesse Pinkman, gives a freshness to the series through his amazing acting. The actors are hypnotic in powerful and complex characters and the many awards they both won can prove it.
Sometimes the series seems slow but it remains hypnotic and infused with tension. The story never runs out. Without forget pre-generics which are always very inventive, and the western photography showcasing the landscapes of New Mexico. The series is worked in the manner of a real movie. Breaking Bad is a hard drug that is addictive fast enough.

Marion.